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1601, on
trouve un règlement des villes de Mâcon et de Chalon qui
interdit aux habitants de se rendre aux foires de Tournus et de
Saint-Gengoux en raison des épidémies
qui y règnent. Dijon avait de même fermé ses portes aux habitants
de Chaignay et de Savigny.
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| 1601 |
Annexion de la Bresse.
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1602
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Conspiration du duc de Biron.
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1604, l'épidémie
n'en gagnait pas moins Mâcon, puis Dijon en 1606.
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| 1611 |
Traité des Archiducs.
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1628, une
nouvelle épidémie
éclate qui va ravager la province pendant une dizaine
d'années.
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1629, la
peste éclate à
Mâcon quelques jours après l'entrée
du roi qui avait été reçu dans la ville
le 6 février. Un portefaix nommé Michaud, venant
de Lyon, en mourut dans une cadolle près de La Maladière
et un jeune du nom de Gabriel fut payé pour tirer le corps
dans la fosse. Au début de Juillet la peste prit pied
dans le faubourg de St Clément, puis dans la ville même.
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1er juillet 1629, le fléau se déclare à Saint-Gengoux. |
| 1630 |
(27 février) Sédition du Lanturelu.
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1630, la peste est dans le Chalonnais, à Saint-Marcel, à Givry, à
Varennes, à Chagny, à Rully, à Crissey,
à Saint-Loup. Les populations de Givry et de Cortiambles
font des processions à Notre-Dame de Grâce. Les
autunois, que le fléau épargna, firent une nouvelle
procession à Saint Sébastien.
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| 1633 |
Louis XIII de retour d'Italie se
garde d'entrer à Chalon.
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| 1636 |
Campagne de Gallas et défense de Saint-Jean de
Losne |
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1636
La guerre de la Comté
"Les soldats impériaux et quasi
toutes les nations septentrionales n'ont aucune solde à
la guerre, car les princes et l'empereur mesme n'ont pas le moyen
de soudoyer de si grandes armées comme sont ordinairement
celles du septentrion, puissantes principalement en cavalerie,
de laquelle la solde irait à l'infiny, leur entretien
donc se prend sur les provinces où ils passent, amies
ou ennemies, et pour trouver des vivres abondamment, ils courent
de tous costés, non àla dérobée et
par envoy de leurs valets, mais par grosses parties commandées
qui détruisent et brûlent les villages où
ils trouvent de la résistance, afin d'intimider les autres
et les obliger à leur abandonner leurs biens et cette
façon a esté tolérée si avant, que
comme nos paysans retirent aux villes et maisons fortes ce qu'ils
ont de meilleur, les allemands les couroient et où ils
les pou-voient attraper les mettoient à la torture pour
leur faire reveler les cachots de ceux de leur lieu, ou pour
payer eux-mêmes rançons s'ils étoient honnestement
habillés, attaquoient et forçoient les châteaux
et petites villes et traquoient les bois.
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"Le salaire quotidien d'un
maçon qui stagna à 6 deniers jusqu'en 1540 passa à 10 deniers (au début
du XVII° siècle, il sera de 16 deniers et à la fin du Grand Siècle,
de 18 deniers). Cependant, en terme de pouvoir d'achat, le salaire
des ouvriers s'était très sensiblement amélioré de 1350 à 1510. En
effet si les produits alimentaires avaient accusé une hausse de 33%,
les salaires, eux avaient augmenté de 42%.
Ce sera l'inverse au cours du XVI° siècle, les salaires restant bien en dessous
du prix élevé de la nourriture. (...) Au XVII° siècle, le salaire réel n'était
plus que la moitié de ce qu'il avait été au XIV° siècle."
La révolution industrielle du
Moyen Age" de Jean Gimpel
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1636 Règlement
d'hygiène
de la dernière vague de peste en Bourgogne.
"Faire nettoyer et émonder
les rues, places publiques, cloaques, tueries et égouts
de la ville, défendre la décharge du ventre dans
les dites rues ; assommer les chiens vagabonds et vivant de saletés,
reléguer et mettre hors les bêtes immondes, comme
les pourceaux, les lapins, les ânes, même les vaches,
les pigeons, canes et oisons et autres de tous lesquels le fumier
est puant, même ne souffrir que le fumier de chevaux compressé
dans la ville, faire emporter et enlever de la ville toutes les
vidanges, boues, ordures, fumiers et imondices bien loin d'icelle
comme d'une lieue, si faire se peut, les enfoncer en terre mais
tout particulièrement les entrailles des boucheries, et
qu'elles soient transportées du côté du soleil
couchant et non vers l'orient ni vers le midi, ou entre le soleil
couchant et le septentrion ou bien derrière quelques montagnes
afin que les mauvaises vapeurs ne soient pas apportées
à la ville . Emporter morts et malades de nuit, pour ne
pas effrayer, que les maisons de contagions soient fermées
l'espace de 40 jours".
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1636 Lamboy
et Forkatz cotoyèrent la rivière du Doubs et tous
les habitants des villages riverains furent impitoyablement massacrés,
les femmes et les filles violées et les maisons livrées
aux flammes. A Frontenard, une seule
maison échappa à l'incendie: les habitants s'étaient
retirés dans les bois et s'y défendaient courageusement,
les impériaux usèrent de feinte pour les attirer
au dehors, mais ensuite les ayant chargés en pleine campagne,
ils les massacrèrent presque tous sans miséricorde
(16 août). Les habitants de Navilly abandonnèrent
leur village pour se réfugier à Pontoux qui ne
fut pas mieux traité. Toutes les maisons de Ciel devinrent
la proie des flammes les habitants furent passés au fil
de l'épée, ceux qui s'étaient réfugiés
au clocher s'étant rendus à Lamboy afin d'avoir
la vie sauve, n'en furent pas moins assommés impitoyablement.
Verjux, Bragny, furent brûlés. La ville de Verdun,
située au confluent de la Saône et du Doubs, essaya
de résister ; mais assaillie par plus de dix mille hommes,
qui vinrent camper sur une éminence au-dessus de Ciel,
et sans espoir d'être secourue, elle dut se rendre (17
août) à la quatrième sommation, après
avoir fait perdre beaucoup de soldats à l'ennemi.
La prise de Verdun et l'approche des ennemis répandirent
la consternation dans la Bourgogne et la Bresse. La frayeur
fut si grande à Chalon, Tournus et Mâcon que les
chemins étaient couverts de gens qui se sauvaient à Lyon. Les
chanoines de Tournus firent enfermer, dans des caisses, les reliques
de l'Eglise, les ornements et les titres
pour les emmener. Les Bressans se retirèrent dans les
forêts et firent des demeures souterraines dans les mares
des bois qui étaient à sec et qu'ils couvrirent
par des abattis d'arbres et de la terre.
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1638 Les
travaux de l'agriculture sont suspendus, les terres tombent en friche
; la famine se joint au fléau de la guerre et la peste achève de décimer
les populations.
Après le siège de Saint-Amour et la bataille de Poligny,
des blessés, en grand nombre, avaient été dirigés dans l'intérieur
du pays et encombraient les villes voisines comme Louhans, Chalon,
qui furent, pendant tout le temps de la guerre, les lieux de passage
des troupes allant en Comté ou revenant en Bourgogne. Les blessés et
les malades arrivant dans ces villes y avaient, comme nous l'avons
déjà dit, apporté la peste l'épidémie fit alors de grands ravages et
beaucoup de lieux, Louhans, Cuiseaux, Bellevesvre, etc..., en furent
presque dépeuplés. Les registres communaux montrent les mesures de
prévoyance tentées contre la contagion à Louhans, l'assemblée de la
ville délibéra que "tous les laboureurs venus retirer en la ville
.... se retireront avec leurs bestiaux et meubles, dans trois jours,
passé lequel temps ils seront expulsés" ; on fit sortir de la
ville tous les malades et même les habitants des maisons contaminées.
La panique fut extrême. Personne ne voulut prendre, pour l'année à venir,
l'amodiation de l'octroi.
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| 1652 |
( 2 avril ) Chalon une éclipse
totale de soleil rallume la pestilence ?
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1665 St Point
Les amants avaient projeté
d'empoisonner le mari gênant , et sont
condamnés à mort par la justice de Saint Point. En appel, la peine
capitale a été commuée en pendaison pour Philibert
et pour Françoise a être battue et fustigée,
et marquée au fer rouge, et bannie à perpétuité.
Notre article |
| 1644 |
Fin de la guerre de Dix Ans
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| 1648 |
Le Grand Condé devient gouverneur de Bourgogne. |
| 1650-1653 |
La Fronde en Bourgogne. |
| 1658 |
Lit de justice tenu par Louis XIV à Dijon. |
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1674 Les
loups entrent à Mâcon
Après la prise de la Franche-Comté
grand nombre de loups accoutumés à la chair humaine
se répandirent dans le Maconnois où ils dévorèrent
plusieurs personnes. Les Etats ordonnèrent le 16 mars
1674 une chasse générale pour les extirper. Le
Sieur de Clermont lieutenant des Chasses fut invité d'y
tenir la main. Mais comme les ravages que foisoient ces bêtes
féroces à la campagne, les Etats ne trouvèrent
aucun moyen plus sûr pour les détruire qu'en ordonnant
le 27 avril suivant que leur receveur payeroit 3 livres pour
chaque tête de loup et 6 livres pour chaque tête
de louve à ceux qui les auroient tués et qui les
apporteroient.
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| 1682 |
Perte du Charolais par la maison
d'Espagne.
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"L'Illustre Orbandale"
L'histoire ancienne et moderne
de la ville et cité de CHALON-SUR-SAONE.
Liste de tous les sièges royaux et
juridictions du ressort du baillage de CHALON-SUR-SAONE, tiré
de l'illustre Orbandale ou histoire ancienne et moderne de la
ville et Cité de CHALON-SUR-SAONE, ce livre date de 1662.
Les noms des villes, villages, paroisses et hameaux dudit baillage,
ressortissants par appel à la cour de Parlement de Bourgogne.
Voir
notre article
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REMARQUES TRAGIQUES
de Maître Philibert Petitjean notaire royal à Savigny-en-Revermont.
En 1692 les pluies furent fort comunes et comme
extraordinaire en sorte quau mois d'aoust il y eu un débordement deau
sy grand que quoy que je fut très jeune je me souvien bien que les
antiens disoient n en avoir jamais veue un pareille ; les pluies continuèrent
l'année suivante ce qui fit que la graine augmenta de prix et se vendoit
jusque a 3, 4 et 5 livres la mesures mesure de Loùans mais en 1694
elle se vandit avant la récolte jusqu'a neuf livres et le sei-gneure
fit que la récolte fut sy abondante qu'après icelle elle ne valut plus
que 30 à 40 sols. Il y eu beaucoup de personnes trompés en cela, car
ceux qui n'avoient pas toute la confiance qu'ils devoient avoir en
la providance gardèrent leurs grains et y perdirent considérablement.
En 1697 il arriva un débordement d'eau
plus grand que celuy de 1692 et qui tin dèpuis le 18 juin jusque au
30. Elle fut d'une autheur qui n'est pas convenable. Elle perdit tous
les fruits de la terre particulièrement sur les rivières et depuis
on a renommé cette crue le déluge, lequel fit augmenter le grin considérablement.
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